Le chien de race Montagne des Pyrénées

Publié le 08/05/2016 | Races canines

Vingt quatre races de protection ont été recensées à travers le monde. Parmi elles, le choix d’une race en particulier reste avant tout guidé par des choix personnels, mais il faut également tenir compte des besoins et contraintes liés à l’élevage, aux risques de prédation et au niveau de fréquentation touristique, certaines races étant plus ou moins tolérantes à l’homme.

Un bon chien de protection est parfaitement familiarisé aux animaux avec qui il vit toute l’année. Par conséquent, il évolue sur le territoire du troupeau de manière calme, en respectant ses habitudes et ses déplacements. Il réagit sans le perturber aux événements qui peuvent survenir. Il accepte le travail des chiens de conduite menés par l’éleveur ou le berger pour regrouper les bêtes. Face à un intrus, il est dissuasif et non agressif. Il aboie pour prévenir qu’un intrus s’approche du troupeau voire s’interpose entre lui et le troupeau. La confrontation physique n’est pas recherchée.

En France, le Montagne des Pyrénées présente l’avantage d’être un excellent compromis en matière de protection et de respect de l’homme. De plus, comme la race est la plus représentée sur le territoire, il est plus facile de trouver des sujets intéressants pour la reproduction.

Le Montagne des Pyrénées se serait installé dans les Pyrénées, au 6ème siècle lors du passage des Celtes se rendant en Espagne avec leurs troupeaux. Sa coloration blanche lui permettait de se fondre dans la masse des moutons qu’il protégeait, surtout contre les loups. Louis XIV lui accorda le titre de « chien royal de France » en raison de sa bravoure. La seule défense qu’on fournissait à ces bêtes pour combattre une meute de loups ou un ours était un collier de fer doté de pointes acérées. Avec le temps, la désertification, le déclin de l’élevage, la disparition des grands prédateurs, le Patou faillit bien disparaître. Heureusement, la souche s’est maintenue dans le Béarn.

En 2006, face à l’explosion du nombre des chiens de protection de troupeaux, le Ministère de l’Agriculture et les responsables professionnels de l’élevage ont considéré que la gestion à l’échelle nationale de cette population de chiens et l’accompagnement technique raisonné des éleveurs intéressés par ce moyen de protection, était une priorité, afin de garantir à cette technique une totale fiabilité.

C’est dans cet objectif que le Ministère de l’Agriculture a chargé l’Institut de l’Élevage, en collaboration avec la Société Centrale Canine (SCC), de conduire un programme national « chiens de protection des troupeaux » visant à garantir au mieux la qualité des chiens utilisés et à assurer la maîtrise par les éleveurs de la technique d’introduction de ces chiens dans les troupeaux. Ce programme comprend trois actions complémentaires menées dans les Alpes par les techniciens chargés de la « Prévention des prédations » et dans les Pyrénées, par les techniciens chiens de protection de la Pastorale Pyrénéenne.

Recenser et suivre les chiens de protection au travail,
Évaluer les chiens de protection,
Former les éleveurs et informer tous les usagers des espaces pastoraux.

A suivre ici.